Cours gratuit : remplir son restaurant grâce au web
Fiche Google, avis, site, réservation directe, plateformes : ce cours montre, étape par étape, comment un client choisit un restaurant sur son téléphone, et ce que vous pouvez faire pour que ce soit le vôtre. Pour les restaurateurs indépendants, sans jargon.
Aujourd’hui, la plupart des clients découvrent un restaurant sur Google Maps, lisent quelques avis, regardent les photos et la carte, puis réservent en deux minutes. Chaque étape peut vous faire gagner ou perdre une table. Ce cours vous apprend à soigner ce parcours dans le bon ordre, et à moins dépendre des plateformes qui prennent une commission sur chaque couvert.
Chaque module se termine par un quiz et une checklist utilisable telle quelle. Votre progression est conservée dans votre navigateur.
Module 1 : Le choix d’un restaurant : Comment vos clients choisissent aujourd’hui
Le parcours réel d’un client
Un client qui cherche où manger ne commence pas par votre site. Il tape « restaurant » suivi d’un quartier, d’un type de cuisine ou d’un moment, et regarde d’abord la carte de Google.
- 1La recherche - « restaurant italien Paris 11 », « brunch Montreuil », « restaurant ouvert dimanche soir ».
- 2La carte et les trois premiers résultats - Nom, note, nombre d’avis, distance, prix indicatif, une photo.
- 3La fiche de l’établissement - Photos de plats et de salle, menu, horaires, avis récents.
- 4La décision - Réserver, appeler, lancer l’itinéraire, ou passer à l’établissement suivant.
Le premier : 4,6 sur 5, 312 avis, photos de plats appétissantes, bouton « Réserver »
Le second : 4,4 sur 5, 18 avis, trois photos floues, pas de menu visible
Même qualité en cuisine, peut-être. Mais le choix est fait avant d’avoir goûté.
Les trois éléments qui pèsent le plus
Dans ce parcours, trois éléments font l’essentiel de la décision. Ce sont eux qu’il faut soigner en priorité, avant tout le reste.
- 1Les photos - Elles vendent le repas avant la carte. Des plats réels, la salle, la terrasse, l’ambiance du soir.
- 2Les avis - La note compte, mais aussi leur nombre, leur fraîcheur et la façon dont vous y répondez.
- 3Le menu - Le client veut savoir ce qu’il va manger et combien il va payer, avant de se déplacer.
Vos canaux : ce que vous contrôlez, ce que vous louez
Un restaurant est présent à plusieurs endroits en ligne. Tous ne vous appartiennent pas, et tous ne coûtent pas la même chose.
- 1Votre fiche Google - Gratuite et vue par presque tous vos futurs clients. Vous la contrôlez, mais les avis et certaines photos viennent du public.
- 2Votre site - Entièrement à vous : menu, réservation, histoire, événements. Aucune commission, aucun concurrent affiché à côté.
- 3Les plateformes de réservation - Elles apportent des clients nouveaux, contre une commission, et affichent vos concurrents juste à côté.
- 4Les réseaux sociaux - Utiles pour l’envie et la fidélité, mais l’audience ne vous appartient pas.
Module 2 : La fiche Google : Votre vitrine la plus visitée
Les informations de base, sans erreur
Avant les photos et les avis, la fiche doit être exacte. Une erreur d’horaires ou de téléphone coûte des clients et des avis agacés.
- 1La catégorie principale précise - « Restaurant italien » ou « Bistrot » plutôt que simplement « Restaurant ». Des catégories secondaires si elles sont vraies (bar à vin, brunch).
- 2Les horaires, y compris exceptionnels - Jours fériés, vacances, fermetures : renseignez-les à l’avance dans les horaires spéciaux.
- 3Le téléphone et le site - Un numéro qui décroche aux heures de service, un lien vers votre propre site.
- 4Les attributs - Terrasse, accès en fauteuil roulant, options végétariennes, réservation conseillée : ils servent aux filtres de recherche.
Menu, réservation, commande
La fiche peut porter les actions qui remplissent la salle. Chacune doit mener au bon endroit, et de préférence chez vous.
- 1Le lien vers le menu - Vers la page menu de votre site, lisible sur mobile, plutôt qu’un PDF à télécharger.
- 2Le lien de réservation - Vers votre propre module de réservation si vous en avez un, pour que les réservations passées depuis Google ne génèrent pas de commission.
- 3La commande à emporter ou en livraison - Si vous la proposez, avec un lien clair.
Des photos qui donnent faim
Sur la fiche d’un restaurant, les photos sont souvent l’élément le plus regardé. Celles des clients s’ajoutent aux vôtres : à vous de montrer le meilleur.
- 1Les plats phares - Photographiés en lumière naturelle, de près, sur une table propre.
- 2La salle et la terrasse - Pleines de préférence, pour montrer l’ambiance réelle.
- 3La façade - Pour que le client vous reconnaisse en arrivant.
- 4L’équipe - Un visage humanise l’établissement.
Module 3 : Les avis : Obtenir, répondre, rassurer
Obtenir plus d’avis, honnêtement
Les clients contents laissent rarement un avis d’eux-mêmes ; les mécontents, plus souvent. Pour que les avis reflètent votre réalité, il faut simplement le demander.
- 1Au bon moment - En fin de repas, quand le client vous remercie ou complimente un plat.
- 2Avec un chemin court - Un QR code sur l’addition ou le chevalet de table, qui ouvre directement la page d’avis Google.
- 3Sans pression - « Si vous avez aimé, un avis sur Google nous aide beaucoup. » Rien de plus.
Répondre à tous les avis
Vos réponses sont lues par les futurs clients autant que les avis eux-mêmes. Elles montrent comment vous traitez les gens, y compris quand ça se passe mal.
- 1Aux avis positifs - Un remerciement personnalisé qui reprend un détail : le plat cité, l’occasion. Pas de message copié-collé.
- 2Aux avis moyens - Remercier, reconnaître le point soulevé, dire ce qui a changé ou va changer.
- 3Dans un délai court - Idéalement sous 48 heures : une réponse rapide montre que vous êtes attentif.
Réponse : « Merci pour votre retour et ravi que le risotto vous ait plu ! Vous avez raison pour l’attente : nous avons renforcé l’équipe du samedi soir. Au plaisir de vous revoir. »
Gérer un avis négatif
Un avis négatif bien traité peut rassurer davantage qu’une série d’avis parfaits. Ce que le lecteur regarde, c’est votre réaction.
- 1Attendre avant de répondre - Jamais à chaud, jamais en plein service.
- 2Remercier et reconnaître - Même si vous n’êtes pas d’accord sur tout, reconnaissez l’expérience du client.
- 3Rester factuel, sans se justifier longuement - Deux ou trois phrases, sans attaquer le client.
- 4Proposer de poursuivre en privé - Un email ou un numéro pour régler la situation.
Module 4 : Le site du restaurant : Un site qui fait réserver
L’essentiel dès la première page
Un client qui arrive sur votre site depuis son téléphone cherche une information précise. Il doit la trouver sans chercher.
- 1Le type de cuisine et le quartier - « Bistrot de saison à Paris 3e », en toutes lettres.
- 2Un bouton « Réserver » visible tout de suite - Et un numéro cliquable.
- 3Les horaires et l’adresse - Avec un lien vers l’itinéraire.
- 4Une photo qui donne envie - Un plat ou la salle, pas un logo géant.
Un menu en vraie page, pas en PDF
Le menu est souvent la page la plus consultée d’un site de restaurant. En PDF, il est lourd, illisible sans zoomer, et mal compris par Google.
- 1Une page HTML simple - Entrées, plats, desserts, boissons, avec les prix.
- 2Lisible sur mobile - Texte de taille confortable, sections claires.
- 3Facile à mettre à jour - Que vous puissiez changer un plat du jour sans prestataire.
- 4Les informations utiles - Allergènes, options végétariennes, menu du midi.
La réservation en un geste
Chaque étape en plus entre l’envie et la réservation fait perdre des clients. L’objectif : réserver en moins d’une minute depuis un téléphone.
- 1Un module de réservation intégré - Date, heure, nombre de couverts, coordonnées. Rien de plus.
- 2Une alternative visible - Le numéro de téléphone, pour ceux qui préfèrent appeler.
- 3Une confirmation immédiate - Par email ou SMS, pour rassurer et limiter les absences.
Module 5 : Réservation directe : Plateformes ou réservation directe : trouver le bon équilibre
Ce que coûte vraiment une plateforme
Le coût d’une plateforme de réservation ne se limite pas à l’abonnement. Selon l’offre choisie, il faut compter une commission par couvert réservé, des options payantes (mise en avant, promotions), et parfois une part prise sur les réductions proposées aux clients.
- 1Relevez vos factures des trois derniers mois - Abonnement, commissions, options : tout additionner.
- 2Comptez les couverts réservés par la plateforme - Ils figurent dans votre espace restaurateur.
- 3Calculez le coût par couvert - Total payé divisé par le nombre de couverts : c’est le vrai prix de chaque client amené.
- 4Projetez sur une année - Le chiffre annuel est souvent celui qui fait réagir.
Le piège des habitués
Une plateforme est utile pour se faire découvrir. Le problème, c’est quand vos clients fidèles, qui vous connaissent déjà, continuent de réserver par elle : vous payez une commission pour des clients qui seraient venus de toute façon.
Si 30 % sont des habitués, ce sont 120 couverts par mois, soit plus de 1 400 par an, qui pourraient réserver en direct.
Multipliez par votre commission par couvert : c’est la marge que vous pouvez récupérer.
Faire passer les clients en direct
Le but est que le chemin direct soit le plus simple de tous. Un client choisit la solution la plus rapide, pas la plus avantageuse pour vous.
- 1Un bouton Réserver sur la fiche Google - Qui mène à votre propre module de réservation, sur votre site.
- 2La réservation directe mise en avant sur le site - En haut de chaque page, pas seulement sur une page Contact.
- 3L’équipe en relais - En fin de repas : « La prochaine fois, réservez directement sur notre site ou par téléphone. »
- 4Une carte de visite ou un QR code - Sur l’addition, vers la page de réservation directe.
Module 6 : Les services creux : Remplir les services qui tournent au ralenti
Repérer vos creux
Avant d’agir, il faut savoir précisément quels services sont faibles. L’impression ne suffit pas : les chiffres réservent souvent des surprises.
- 1Relevez les couverts par service sur huit semaines - Dans votre caisse ou votre outil de réservation.
- 2Classez les services du plus faible au plus fort - Midi et soir, jour par jour.
- 3Choisissez un ou deux services à travailler - Pas tous à la fois : vous saurez ce qui a marché.
Une offre pensée pour le service creux
Une réduction générale abîme la marge sans créer de rendez-vous. Ce qui fonctionne mieux : une raison de venir ce jour-là précisément.
- 1Un rendez-vous récurrent - Le jeudi du chef, la soirée accords mets et vins, le menu du marché du mardi.
- 2Une formule pour un public précis - Déjeuner rapide garanti en 45 minutes pour les bureaux voisins.
- 3Un événement ponctuel - Dégustation, soirée à thème, collaboration avec un producteur.
Annoncé sur la fiche Google, le site et Instagram chaque semaine.
En quelques semaines, le lundi devient un rendez-vous pour une clientèle de quartier.
Faire savoir que ça existe
Une bonne offre que personne ne voit ne remplit rien. Il faut l’annoncer là où vos clients regardent déjà.
- 1Un post sur la fiche Google - Publié chaque semaine, avec une photo et un bouton vers la réservation.
- 2Une page ou un bloc sur le site - « Cette semaine » ou « Nos rendez-vous », mis à jour régulièrement.
- 3Un message à vos clients qui l’ont accepté - Email ou SMS, uniquement aux personnes qui ont donné leur accord.
- 4Un rappel en salle - Chevalet ou ardoise : « Tous les lundis soir… »
Module 7 : Photos et réseaux : Des photos qui donnent faim, des réseaux qui ramènent du monde
Photographier vos plats avec un téléphone
Un téléphone récent suffit largement. La différence entre une photo qui donne envie et une photo terne tient presque toujours à la lumière.
- 1La lumière du jour - Près d’une fenêtre, sans flash. Évitez la lumière jaune de la salle le soir.
- 2Le plat au centre, sans fouillis - Retirez bouteilles, sachets de sucre, téléphones.
- 3Deux angles qui marchent - Vu de dessus pour les assiettes plates, de trois quarts pour les plats avec du volume.
- 4Une série d’un coup - Photographiez toute la carte en une matinée, au moment du dressage.
Où mettre vos photos
Une bonne photo doit travailler à plusieurs endroits. Le même shooting nourrit la fiche Google, le site et les réseaux pendant des semaines.
- 1La fiche Google en premier - Photo de couverture, plats, salle, extérieur. Ajoutez-en régulièrement.
- 2Le site - Une photo forte en haut de page, et une illustration par section du menu.
- 3Les réseaux - Une publication par photo, étalées dans le temps.
Instagram : régulier plutôt que parfait
Les réseaux servent à rester présent dans l’esprit des clients, et à montrer la vie du lieu. Ce qui compte, c’est la régularité, pas la perfection.
- 1Un rythme tenable - Deux publications par semaine tenues toute l’année valent mieux que dix en janvier puis plus rien.
- 2Des contenus simples - Le plat du jour, l’arrivage du marché, la mise en place, un portrait de l’équipe.
- 3Un lien vers la réservation - Dans la bio, vers votre page de réservation directe.
- 4Répondre aux messages - Beaucoup de clients demandent une table ou une info par message privé.
Vendredi : une vidéo courte de la salle qui se remplit, ou du chef en cuisine.
En story, au fil des jours : l’ardoise, un arrivage, un rappel du rendez-vous du lundi.
Module 8 : Mesurer : Savoir ce qui remplit vraiment votre salle
Les statistiques de la fiche Google
Votre fiche Google fournit des statistiques gratuites : combien de personnes l’ont vue, et ce qu’elles ont fait ensuite. Elles se consultent depuis la fiche elle-même, dans la partie Performances.
- 1Les vues de la fiche - Sur la recherche Google et sur Maps.
- 2Les appels - Clics sur le bouton d’appel.
- 3Les demandes d’itinéraire - Un très bon indicateur de visites réelles.
- 4Les clics vers le site et les réservations - Ce qui mène vers votre réservation directe.
Savoir d’où viennent les réservations
L’information la plus utile est souvent la plus simple : par quel canal chaque réservation est-elle arrivée ?
- 1Par source dans l’outil de réservation - Site, téléphone, plateforme, fiche Google : la plupart des outils l’indiquent.
- 2Un lien marqué sur la fiche Google - Ajoutez au lien du site un paramètre de suivi (par exemple utm_source=google et utm_medium=fiche) pour reconnaître ces visites dans vos statistiques.
- 3La question en salle ou au téléphone - « Comment nous avez-vous connus ? » Notée simplement, elle en dit beaucoup.
Ajoutez le total des couverts et le coût de la plateforme.
En six mois, vous voyez clairement quel canal progresse et combien vous payez pour chacun.
Décider à partir des chiffres
Les chiffres n’ont d’intérêt que s’ils changent vos décisions. Une fois par mois, prenez vingt minutes pour les regarder et choisir une action.
- 1Ce qui progresse - Continuez et renforcez.
- 2Ce qui stagne - Changez une seule chose : la photo principale, l’offre, le texte du post.
- 3Ce qui coûte trop - Comparez le coût par couvert de chaque canal, et réduisez celui qui rapporte le moins.
Cours terminé, félicitations !
Vous savez maintenant comment un client choisit votre restaurant, comment soigner votre fiche Google, vos avis et votre site, et comment faire revenir vos clients sans passer par une commission.
Je crée le site de votre restaurant autour de ces principes : carte lisible sur mobile, réservation directe sans commission, fiche Google reliée et site rapide.
Voir la création de site pour restaurantSite, fiche Google et plateformes : quel équilibre ?
La fiche Google fait découvrir votre restaurant. Les plateformes de réservation apportent de nouveaux clients, contre une commission. Votre site, lui, est le seul endroit qui vous appartient entièrement : votre carte, vos photos, votre réservation directe.
L’équilibre qui fonctionne : utiliser les plateformes pour se faire connaître, puis faire revenir les clients par la fiche Google et le site, sans commission. Chaque habitué qui réserve en direct est une marge que vous gardez.
Voir la création de site pour restaurant ou le référencement local.